Ces dernières semaines, nous avons contacté d’anciens étudiants de l’EBS et, même si la plupart jusque là avaient une carrière professionnelle plutôt originale, l’expérience d’un Danois de 29 ans nous a vraiment marqués : il a appelé ça « sa carrière de barman et de bocal ». L’histoire de Kristian est extraordinaire dans le sens où il a réussi à se faire un chemin dans un secteur difficile grâce à un travail (barman) qui n’avait a priori aucun rapport avec celui-ci, et d’une certaine façon, il nous a convaincu que ça avait été une promenade de santé. Vous trouverez ci-dessous une transcription de notre conversation. Au départ, Kristian a entendu parler de l’EBS après l’ouverture notre premier site en Méditerranée alors qu’il sortait juste du lycée.

“Je me suis dit que si je devais faire un prêt étudiant, j’allais le regretter plus tard, au moment d’investir dans quelque chose d’autre, alors j’ai plutôt voulu me faire de l’argent pendant mes études. Comme l’EBS de Copenhague venait juste de s’installer à ce moment-là, les choses semblaient d’une certaine façon converger vers Copenhague pour moi, et je me suis inscrit à la seule formation disponible à l’époque, la formation de quatre semaines de bartending international. Cette période de quatre semaines m’a aussi donné l’occasion d’explorer la ville et de rechercher des employeurs potentiels, jusqu’à ce que je trouve un bar près de Nørregade. Et pendant un temps, c’était super. J’arrivais à équilibrer les heures de service et d’études, mais financièrement, ça n’allait nulle part.”

“Les choses ont changé quand un client régulier du bar m’a proposé d’arrêter de travailler là-bas pour rejoindre son nouveau bar dans le Meatpacking District. J’étais usé par mes études, à travailler d’arrache-pied pour obtenir mon diplôme, mais en même temps, beaucoup d’avocats venaient dans notre établissement, qui correspondait bien au style de ces brillants professionnels de grande ville.”

“Peut-être que je me débrouillais bien avec les cocktails, mais en toute honnêteté, la plupart des clients là-bas donnaient souvent de bons pourboires. Alors quand tu es barman, tu essaies de contenter tout le monde en offrant un shot à droite à gauche, en te montrant reconnaissant avec les clients réguliers et en bavardant en début de service. Et c’était super ! J’étudiais pendant la journée, puis j’entrais dans une ruche d’avocats pendant mon service. Je pense que c’est le truc classique chez les avocats, d’essayer de se rapprocher d’autres avocats, mais pour moi, ça a vraiment marché. En plus, je gagnais plus qu’assez d’argent pour pouvoir vivre correctement.”

“Les gens aiment être reconnus par le personnel quand ils entrent dans un bar, c’est aussi simple que ça. J’ai récupéré plein de cartes de visite pendant cette période, et elles finissaient toutes dans un vieux bocal que j’avais dans ma chambre. Quand le moment d’attaquer ma thèse a approché, je me souviens avoir discuté les différents sujets possibles que je pouvais aborder avec les clients, plus qu’avec les autres étudiants, ce qui paraissait beaucoup plus logique sur le coup.”

kristian

Kristian se souvient

“Rétrospectivement, ça a été le moment le plus crucial de ma carrière, parce qu’après le diplôme, j’avais déjà des contacts dans certains des cabinets d’avocats les plus prestigieux de la ville. Ils savaient qui j’étais, et comme mes notes étaient correctes, je pense que c’est le facteur humain qui a fait toute la différence.”

Kristian a non seulement réussi à sortir de l’Université de Copenhague sans avoir eu à emprunter, mais il a aussi réussi à contourner tout le cirque de la recherche d’emploi et des chasseurs de tête, en établissant sur son lieu de travail des liens avec des avocats talentueux. En jouant les bonnes cartes, et en ayant un bocal dans sa chambre, il a donné à sa carrière une orientation qu’il aurait normalement mis des années à atteindre.